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Analyse de l'extrait d'Hegel.

 
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Joined: 16 Jan 2008
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PostPosted: Wed 26 Mar - 16:45    Post subject: Analyse de l'extrait d'Hegel. Reply with quote

Ce qui est en rouge, c'est ce qui n'a pas été aprécié du professeur, ces passages sont numérotés et les commentaires sont répertoriés à la fin de l'écrit.          
Ce qui est en vert est ce qui a été apprécié et valorisé par le professeur.          
Je réclame des droits d'auteur sur cet écrit, je vous demande donc de me demander la permition si vous souhaitez imprimer ou copier/coller ce texte. Merci.          


Tous les éléments utilisés dans cet écrit sont dans le cours de TS1 je n'est ajouté aucune référence personnelle. Ce texte fait un peu moins d'une copie double (3 pages) et vaut entre 11/20 et 14/20.          

                                                                                                                                                                   
                                                                                                                                                                             
DS du Mercredi 19 mars 2008.                  


« On dit volontiers : mon vouloir a été déterminé par ces mobiles, circonstances, excitations, et impulsions. La formule implique d’emblée que je me sois ici comporté de façon passive. Mais, en réalité, mon comportement n’a pas été seulement passif ; il a été actif aussi, et de façon essentielle, car c’est mon vouloir qui a assumé telles circonstances à titre de mobiles, qui les a fait valoir comme mobiles. Il n’est ici aucune place pour la relation de causalité. Les circonstances ne jouent point le rôle de causes et mon vouloir n’est pas l’effet de ces circonstances. La relation causale implique que ce qui est contenu dans la cause s’ensuive nécessairement. Mais, en tant que réflexion, je puis dépasser toute détermination posée par les circonstances. Dans la mesure où l’homme allègue qu’il a été entraîné par des circonstances, des excitations, etc., il entend par là rejeter, pour ainsi dire, hors de lui-même sa propre conduite, mais ainsi il se réduit tout simplement à l’état d’essence non libre ou naturelle alors que sa conduite, en vérité, est toujours sienne, non celle d’un autre, ni l’effet de quelque chose qui existe hors de lui. Les circonstances ou mobiles n’ont jamais sur les hommes que le pouvoir qu’il leur accorde lui-même. »          
HEGEL           
*          
            Dans ces quelques lignes, Hegel expose ses arguments sur le « pouvoir » que peut avoir sur l’homme la « relation de causalité » c'est-à-dire les causes qui nous déterminent. Pour le philosophe, le sens commun s’accorde à dire que sa volonté, son « vouloir » est l’effet nécessaire de causes, que nous serions donc « déterminés » par des « circonstances ». De cette idée se dégage celle de « passivité » or Hegel ajoute que celle-ci est tout de même accompagnée de « l’activité » du « vouloir » à accepter ces « causes », ces « mobiles »  et ainsi à se dédouaner de sa propre « essence » (1) ne se jugeant plus responsable de sa « conduite » à l’instar d’un simple animal. Seulement l’animal, lui, n’est pas conscient. Un sujet donc, qui accepte et « allègue » le « pouvoir » de la causalité rejette sa nature. Hegel montre en fait, que ces « impulsions » ont cette valeur car le sujet leur donne, leur « accorde » cette dernière et donc le « pouvoir » qu’elles ont. Par conséquent, un esprit qui prend conscience que ces « causes » n’ont sur lui que le « pouvoir » qu’il leur donne est libre car il n’est plus et ne se dit pas effet déterminé, il « assume » sa « conduite » et se détermine lui-même par sa réflexion.           
          
            Dans cet extrait d’Hegel, est abordée la question de la liberté. Il y a en effet pour le sens commun, la doxa, la croyance que notre volonté, donc notre « conduite », sont la conséquence du « pouvoir » d’un déterminisme qui est acceptable et accepté. Certains pensent que ces « causes » ne sont en rien ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes, que c’est l’usage de la « réflexion » qui va permettre à l’homme d’être ce qu’il est, et que c’est à cette condition que l’ont peut se dire libre. C’est en cette opposition que réside l’enjeu de cet extrait d’Hegel qui lui-même semble déjà prendre parti.          
 
            On ne peut nier que la « relation de causalité » détermine en grande partie notre cosmos (2). Cependant, quelqu’un qui croit que cette « relation » détermine sa volonté, sa condition, va accepter ce contrôle alors qu’en tant que sujet, c’est lui qui « accorde », de sa place de « roseau pensant » selon Blaise Pascal, ce contrôle. Cet acte « passif » en apparence est en fait « actif » car bien qu’il donne leur « valeur » à ces « causes », l’individu accepte tout de même de devenir un simple effet, « nécessaire ». Ainsi, il rejette sa propre nature, devenant comme le dit Descartes, un animal-machine, il n’est plus responsable de ce qu’il est ou fait, c’est un animal, juste soumis à une seule loi dit Rousseau, celle du plus fort (3). En « assumant » ces « causes », l’individu oublie tout de même de faire usage de son entendement, il est agi et en « alléguant » ce déterminisme il se dédouane de toute responsabilité et ne peut justifier sa « conduite » qu’en n’invoquant les « causes ». C’est toutefois, les individus agissant de la sorte qui vont se dire libres ou non, en fonction de leur possibilité à faire ou non ce qu’ils veulent alors même qu’à l’origine, en se laissant déterminer par la « causalité », ils se sont condamnés eux-mêmes à ne pas être libres car ils ont renié leur essence même de sujet qui leur aurait permis d’être « condamnés à être libres » dit Sartre. D’après la formule du philosophe existentialiste, tout sujet est libre de toute façon, il explique que les « causes » n’ont pour « pouvoir » que celui qu’on leur « accorde ». Il faut cependant, et avant tout, prendre conscience que nous sommes « responsables » de ce que nous sommes » dit Sartre, à savoir que c’est l’obstacle à notre liberté qui selon son « coefficient d’adversité » va nous déterminer comme libres, car nous offrant la possibilité de faire un choix (réfléchi). Ce n’est que lorsque l’on aura pris conscience que nous nous déterminons que nous serons libres. Dans cet extrait, Hegel dit que c’est l’usage de la « réflexion » qui nous fait « dépasser » ce déterminisme et que nous ne sommes effet que si nous sommes en « accord » avec cela.          
 
            L’enjeu philosophique de cet extrait d’Hegel réside en notre capacité, notre volonté à accepter d’être ou non déterminés par une cause extérieure comme le dit Spinoza. Encore une fois, c’est ici une prise de conscience du fait que nous avons en fait plus de pouvoir su ces « causes » qu’elles n’en ont en réalité sur nous, qui nous permet d’être libre.             
 
                                                                                                                                                                                            
(1) Mal dit.
(2) Mal dit.
(3) Pas ici.

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